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Paris - 13 - Marseille
Le 03 septembre 2016 - Entretien avec Georges Chatelain - Reportage et interview
par Fred




L'artisan de nombreux succès de la variété française


Par un concours de circonstance et de rédaction malencontreuse, nous avons rencontré Monsieur Georges Chatelain, le créateur du studio C.B.E. Il a réalisé en collaboration avec sa soeur, et Bernard Estardy la création de ce fameux et majestueux studio où ont été enregistrés de nombreux disques vinyles rappelons le, car à l'époque le microsillon, était la galette et la rolls de nos platines !

L'occasion de lui poser plein de questions, et de prendre un cours de musique car il est à la fois auteur compositeur mélodiste, ingénieur du son, guitariste, photographe. il a travaillé dans beaucoup de domaines qui sont toujours réunis par une seule et même passion, la musique...

La liste des chanteurs avec qui il a travaillé est trop longue pour tous les énumérer, mais nous avons retenu que lui aussi a beaucoup voyagé, et que l'Actor's Studio apparait dans son C.V. Il a un parcours exceptionnel et il est l'artisan de nombreux succès de la variété française, mais nous allons vous laisser en sa compagnie, il a énormément de choses à nous raconter !



1) Déjà nous tenons à vous remercier pour avoir accepté de vous prêter à toutes nos questions ! Votre parcours est incroyable, nous sommes sidérés de vos multiples "casquettes" si l'on peut s'exprimer ainsi. Commençons par le commencement ! D'où vous est venu cette passion de la musique ?

Je suis né au 36 de la rue Ballu, Paris 9ème arrondissement. C'était le quartier où était situé la SACEM et SDMR (qui protège, entre autres, les pièces de théâtre). J'habitais chez mes parents, au 2ème étage. Au 5ème étage il y avait Nadia Boulanger qui était le plus grand professeur d'harmonie au monde. Son grand ami, était Stravinski, qui venait souvent lui rendre visite. Je ne réalisais pas du tout ce qu'elle représentait. Elle me conviait parfois à prendre le thé. Le croisement de la rue Ballu et de la rue Vintimille s'appelle maintenant la place Lili Boulanger.

Ma soeur adolescente, qui avait 2 ans de plus que moi, et ses amies étaient toutes amoureuses de ces acteurs américains et chanteurs, et je m'étais dit que pour plaire et avoir une petite amie il fallait rentrer dans ce milieu artistique, rires.

Mon père m'avait ramené de Suisse un magnétophone Revox (qui sera l'origine du studio C.B.E.) et avec des amis que je faisais venir chaque Jeudi, notamment la grande tragédienne et comédienne Jacqueline Dano qui chantait comme Piaf, et Roland Vincent, auteur compositeur (qui par la suite travaillera avec Michel Delpech) qui nous accompagnait au piano.

Roland avait un ami qui travaillait à RMC et chaque Jeudi, j'enregistrais avec mon Revox nos diverses chansons et élucubrations que nous envoyions ensuite à RMC, qui le diffusait. Un jour, Roland m'a demandé pourquoi le son était meilleur chez moi avec un simple Revox, quedans certains studios d'enregistrement de l'époque... Cela a été le déclencheur ! "Les voix sonnent mieux avec ton Revox et le son est meilleur qu'en radio ou en studio.

Il me restait à trouver un local pour installer tout ça sans trop gêner les voisins.

Avant cela, j'avais fait un stage à Chicago pour finaliser mes études d'ingénieur en électronique. Un ami m'a conseillé de voir là-bas une école de Folksong, style qui n'était pas encore connu en France. J'ai ainsi découvert le style "picking" qui permet une technique de jeu qui donne l'impression que deux guitaristes jouent en même temps. Je découvrais en même temps le "folk song" américain, encore inconnu en France.

Hugues Auffray et moi en avons été les pionniers.

A mon retour, le service militaire m'attendait 2 mois de classe à Montluçon, où j'ai fait la connaissance d'un certain Gilles Marchal, que j'ai produit plus tard, avec plusieurs tubes de suite. Il y avait aussi un certain Jean Louis Proust, clairon à l'armée! Je l'ai engagé plus tard comme ingénieur du son dans mon studio CBE. Puis la suite au service du cinéma à Ivry, où j'ai fait la connaissance d'une future vedette, Pierre Bachelet.
Il n'était pas encore chanteur et il se destinait au cinéma. Je lui ai appris à jouer aussi ce style de guitare picking, toujours inconnu en France.

Jean-Louis Proust en bas à gauche, au dessus Georges Chatelain, à droite Gilles Marchal




2) Guitariste de Nancy Holloway, Waow nous avons envie de vous dire, les sixtie's, les premières tournées, vous avez contribué à tout un pan et pont musical, que retenez -vous de cette période charnière ?

On était quelques copains musiciens, et on se retrouvait souvent dans des "boites". J'ai sympathisé avec un chanteur, Nino Ferrer, qui était le bassiste de Richard Bennett, dont l'orchestre accompagnait une chanteuse, une certaine "Nancy Holloway" Grâce à Nino j'ai réussi à faire partie de cet orchestre. En plus des tournées, nous étions avec Nancy, tous les soirs, aux Folies Pigalle, célèbre cabaret de l'époque.

Les années 60, les "sixties", et tout ce que cela comporte, on y était, mais on n'avait pas conscience de l'importance que cela aurait plus tard.

Photo collection personnelle Georges Chatelain avec Françoise Hardy




3) Créateur de C.B.E. le 16 Juin 1966, pouvez-vous nous expliquer comment du jour au lendemain on monte un tel projet et l'explication des initiales ?

Comme les enregistrements que je faisais rue Ballu dérangeaient "un peu" les voisins, j'ai décidé de trouver un local indépendant. Le père d'un autre ami du service militaire était conseiller juridique, et il avait un local à louer, qui venait de se libérer, rue Championnet, une ancienne boutique d'imperméables. (Chantons sous la pluie ??? ) 80 m2, c'était mieux que le salon de mes parents. Je me suis donc engagé dans cette aventure. J'y ai associé ma soeur, Janine Bisson, le B de CBE, et un ami de Lycée, Estardy, le E de CBE, que j'avais déjà plus ou moins imposé à Nino Ferrer pour qu'il le prenne comme pianiste dans son orchestre.

Entre temps, mon Revox était tombé en panne. Je suis allé le porter chez Revox France, à Paris. J'y ai fait la connaissance du directeur, un certain Marco Vifian. Il m'a dit que le spécialiste Revox-Studer était justement à Paris. Un certain Gunther Loof. Gunther est venu chez moi et a réparé le Revox en quelques minutes. Nous sommes devenus amis! Peu après, Gunther m'a proposé de me fabriquer un magnétophone 4 pistes. C'était un luxe que peu de studios avaient en France. C'était très cher, mais fabriqué par Gunther, le prix était beaucoup plus abordable.

Quelques temps plus tard, Gunther me propose de me fabriquer un 8 pistes. Je dis oui, bien sur et ainsi, nous avons eu le premier magnétophone 8 pistes en Europe.


4) C.B.E. enregistre plusieurs 33 Tours pour Michel Sardou (5 il nous semble), pas facile pour vous de se glisser dans un tel univers, en compagnie d'un chanteur avec des textes engagés qu'en pensez-vous ?

J'étais ami avec Jacques Revaux, compositeur et producteur de Michel Sardou. (Il a composé entre autre le tube mondial "Myway"/ "Comme d'habitude") Je procédais à l'enregistrement orchestre et voix, et Jean-Claude Petit faisait beaucoup d'arrangements. A la base jamais je n'ai pensé concurrence avec C.B.S. ou Philips, initialement nous nous destinions aux maquettes uniquement.



5) Claude Carrère était aussi un précurseur dans son domaine, vous avez travaillé avec lui, vous laissait-il réaliser les compositions et partitions musicales ou vous imposait-il une ligne directrice ?

Claude Carrère passait par des arrangeurs professionnels, et choisissait les chansons.

6) Nous avons un public friand d'anecdotes, en avez-vous quelques unes à nous raconter concernant notre idole ?

Sur Sheila a proprement parlé non, mais sur Claude Carrère oui ! Il ne se déplaçait jamais sans son magnétiseur guérisseur, et aucune séance d'enregistrement ne pouvait avoir lieu sans sa présence, quand il trouvait que Sheila avait la voix un peu rauque il lui disait "Viens mettre tes mains" pour rétablir sa voix.
Il posait alors ses mains dans le dos de Sheila pendant quelques minutes, et on reprenait la séance. Quand on avait fini le mixage, on remettait un disque témoin que l'on gravait nous-même, au studio. On appelait ça un "souple".
Claude Carrère repartait avec pour le faire écouter, d'abord, à la gardienne de son immeuble. En fonction de ses réactions il nous rappelait pour refaire le "mixage", ou non. Claude Carrère allait dans toutes les fêtes foraines de l'époque pour distribuer aux responsables le dernier disque de Sheila, ce qui fait que les gens entendaient la dernière chanson avant tout le monde ! Un génie, astucieux le coup des fêtes foraines; il avait cette qualité et il savait toucher le peuple, ce n'était pas de la grande chanson, mais il y avait une mélodie et on retenait les paroles; de nos jours il est impossible de fredonner ou siffloter une chanson du hit-parade.

Une dernière qui m'a encore bien fait rire, j'en parlais récemment à un ami : le bouton de présence ! Oui... J'avais créé un "bouton de présence" Quand un directeur artistique trouvait qu'il n'y avait pas assez de présence sur la voix on lui disait de tourner ce fameux bouton. Et il était content. Mais il ne savait pas qu'il n'y avait rien en dessous. Effet placebo, psychologie ! Il faut avouer qu'à l'époque nous n'avions pas le matériel actuel, aujourd'hui tout est réalisable, en vrai !



7) Vous avez retrouvé Sheila lors d'un concert à l'Olympia en 2002 (40 ans) en compagnie de Monique Le Marcis (directrice de la programmation radio RTL), quels souvenirs avez-vous de cette rencontre et de ce concert ?

Je me souviens être aller la saluer dans sa loge; c'était la première fois que je la voyais en concert. Je me souviens aussi que la salle avait été refaite; tout avait changé, ce n'était plus l'Olympia que j'avais connu.

Souvent, à l'Olympia, je reste déçu du son; ce n'est plus "humain".

Par contre j'ai une anecdote à vous raconter avec Monique Le Marcis, je produisais à l'époque Fabienne Guyon qui aurait pu faire l'Eurovision avec une de mes compositions qui avait été retenue par Monique. En parallèle un..."ami" a essayé de lui "imposer" une autre chanson en disant que Fabienne voulait bien faire l'Eurovision, mais pas avec ma chanson. Monique a refusé, les a virés, et ma chanson n'a pas fait l'Eurovision. Et Fabienne non plus.



8) Lors de la sortie de l'intégrale en 2006 de Sheila, nous avons découvert des séances de travail et des versions alternatives que nous ne connaissions pour la plupart même pas, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Hélas non, j'ai quitté C.B.E. en 1974, et j'avoue que ma mémoire me fait un peu défaut.



9) Vous avez créé et conçu l'acoustique et amené le 8 pistes, et il faut surtout se remettre dans le contexte de l'époque pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste, sachant que vous êtes un des premiers ingénieurs ?

Un jour mon ami Gunther ingénieur se propose de me faire un 8 pistes, tout est parti de là...

Georges Chatelain sur une console 8 pistes

 

Petite explication technique : sur un 4 ou 8 pistes vous pouvez faire plusieurs enregistrements séparés, en particulier la voix du chanteur et diverses pistes d'orchestre; avant, tout était enregistré directement en stéréo, c'est à dire qu'il chantait comme s'il était sur scène. On faisait plusieurs prises, on sélectionnait les meilleures, puis avec du scotch, "oui vous avez bien compris !", on recollait bout à bout les meilleurs passages et on arrivait à faire une bande complète. Ensuite, avec le "multipistes", c'était devenu plus facile . Et maintenant, avec les ordinateurs, c'est encore mieux, plus pratique et plus rapide.


Console 24 pistes


Après avoir vendu l'appartement de mes parents, je me suis installé au boulevard Pasteur; je me suis ainsi retrouvé être le voisin de palier de Jean Musy (un des plus grands musiciens compositeurs actuel de musiques, d'arrangements, documentaires et télévisions).

10) Vous avez aussi enregistré et travaillé avec beaucoup de sociétés de productions publicitaires, la radio, et aussi pour l'audiovisuel ? Vous êtes incroyable !


- Télécom, le 13 (les réclamations) à l'époque c'était une de mes musiques ! Vous savez la petite musique d'attente; elle avait été affectée d'abord à un département, et devant le succès elle a été étendue à tous les autres; j'ai reçu beaucoup de courriers. Une jeune femme salariée des "réclamations" le 13, m'avait remercié car les gens qui réclamaient étaient moins agressifs !

Pour retrouver ce morceau c'est la piste 3 "In Our Life" de mon CD "Elves Stories" que l'on peut retrouver et acheter sur le site iTunes. Cela m'a ouvert de nombreuses portes. Des japonais ont créé une académie de la chanson française et ont retenu une de mes chansons; j'apparais toujours dans leurs revues mensuelles. Chaque année, leur groupe vient faire un récital de chansons françaises. Bien sur, ils m'invitent, car une de leur chanteuses interprète toujours "In our life", en .... japonais.


Elves Stories - Georges Chatelain sur Itunes



- En radio oui, les premières bandes annonces de Skyrock c'est aussi moi, rires; plutôt que de faire des jingles habituels j'ai eu l'idée de leur proposer et de créer Des bandes annonces audio comme celles du cinéma ! Je travaillais avec Alain Dorval qui double la voix française de Sylvester Stallone.
Dans les Guignols de l'info sur Canal + : un ami avec qui je faisais des jingles de publicité me demande si j'accepterais sur un pilote de deux minutes de réaliser le son. Je dis oui et j'ai l'idée incroyable sur une séquence où les marionnettes de Jean Marie Lepen et Raymond Barre sont dans une cuisine, de coller la musique d'Il était une fois dans l'ouest...

- Dans les Guignols de l'info sur Canal + : un ami avec qui je faisais des jingles de publicité me demande si j'accepterais de réaliser le son d'un "pilote" de deux minutes. Je dis oui, bien sur. J'ai eu l'idée, sur une séquence témoin, où les marionnettes de Jean Marie Lepen et Raymond Barre sont dans une cuisine, se regardant, sans rien dire, pendant 3 minutes, de coller la musique de "Il était une fois dans l'ouest" ...

Voilà comment on se retrouve dans une telle aventure qui a duré 6 ans. J'étais producteur et directeur artistique son; j'ai ainsi engagé et relancé Yves Lecoq, puis, plus tard, Sandrine Alexi. Mon travail consistait à diriger les imitateurs, à trouver les musiques et faire tous les bruitages.

Georgeschatelain.com



11) Créateur de spectacles, cours de chant, coaching, Strasberg (Actor's Studio), mais " 24 heures par jour ne sont pas suffisants " ! Que pouvez-vous nous dire de ces moments exceptionnels ?


J'ai eu un petit rôle dans le film de Jean Cocteau "Le Testament d'Orphée"; j'ai rencontré toute l'équipe du film et j'ai pu voir comment cela se passait. C'était aux Baux de Provence.

Photo réalisée par Georges Chatelain sur le film "Le Testament d' Orphée"

J'ai eu le plaisir de connaître un photographe débutant, Lucien Clergue, qui est devenu célèbre par la suite avec des photos de jeunes femmes dénudées dans l'eau. Il a créé par la suite le Festival de la photo à Arles !



12) Nous avons beaucoup de mal à vous quitter, il y a tellement de questions qui restent en suspens que nous pourrions passer des heures en votre compagnie ! Que pensez-vous de l'évolution de l'industrie du disque et du numérique ? En temps que spécialiste nous aimerions connaitre votre regard sur le déclin du marché de la musique, entamé depuis quelques années déjà ?

A partir du moment où les financiers ont pris conscience que l'on pouvait gagner beaucoup d'argent rapidement, le Showbizz a perdu son côté "artistique".
Les grands patrons aimaient la musique et leurs artistes. Aujourd'hui la musique française a disparu, la musique Boom boom n'a plus de mélodie que l'on peut et aime siffloter, comme les chansons de Sheila par exemple. Quelle chanson actuelle peut encore être sifflotée avec plaisir et facilité par un peintre en bâtiment, ou autre?
Il n'y a plus de mélodie.
Maurice Chevalier, Charles Trenet, Jacques Brel, Edith Piaf, Brassens et bien d'autres, avaient de vraies mélodies.



13) Nous ne pouvions pas clore cette interview en vous demandant quel style de musique à l'heure actuelle vous écouter et quels artistes vous suivez ?

Aucun; il n'y a plus de ligne mélodique; la musique est faite pour aller dans la rue, pour être fredonnée et retenue, pour faire rêver, pour rendre amoureux. Un des rares derniers vrais et grands mélodistes est Jean-Jacques Goldman.
Mes références sont entre autres : Jacques Brel, Edith Piaf, Charles Trenet, Maurice Chevalier... Sans oublier, entre autres, Nino Ferrer, avec le Sud et, bien sur Mirza.

Derrière toutes ces grandes réussites , il y a souvent quelqu'un qui est le mentor ou le producteur. J'ai de superbes souvenirs avec Paul Simon à qui j'avais prédit un succès mondial avec "Sound of silence", alors qu'il n'était pas encore connu, et ça l'avait fait rire. Ralph Mc Tell est aussi un ami...Je lui avais dit que son titre "Streets of London" allait devenir un grand succès, tout au moins en Angleterre. Actuellement, en Angleterre, chaque jeune qui apprend la guitare, commence avec "Streets of London". Comme en France, c'était "Jeux interdits". Aux USA, Sound of silence, de Paul Simon.



14) Un message à faire passer ? Vous êtes sur quel nouveau projet ? Que pouvons-nous vous souhaiter ?

Je suis toujours en activité mais plus centré sur la photographie, car comme je vous l'ai expliqué C.B.E. était à la fois un studio d'enregistrement et de photo !
J'aimerais vous faire partager celle-ci : une artiste, une femme israélienne IlanaYahav, qui réalise des dessins sur sable. Je l'ai découvert par le biais d'internet.
Elle fait des tournées dans le monde entier.
Je lui avais écrit et adressé mon CD qui lui a beaucoup plu. Elle en a retenu ma musique "Children'sdream" que j'avais entièrement composée et enregistrée; ce titre est devenu sur la vidéo ci-dessous "One man's dream 2010 SOUND ART", j'ai eu la chance de la rencontrer lors de sa venue sur Paris, nous en sommes à 1.600.000 vues...

 

De toutes les façons quoi que je fasse, je suis régulièrement ramené vers la photo. Concernant la musique j'en ai quelques unes, en réserve qui attendent de trouver l'interprète.

Je ne manquerais pas de regarder le documentaire sur Arte que vous m'avez conseillé, Yéyé Révolution


Nous tenons à remercier chaleureusement Mr Georges Chatelain et son épouse, Blanca, pour leur gentillesse et disponibilité qu'ils ont bien voulu nous accorder. Fred & Eric
- Graphisme Muskys


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