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Introduction : Toute une vie sur papier journal
 

Une nouvelle biographie de Sheila pour le Web cette fois ci,  si l’on cherche attentivement, la chanteuse à couettes a été la vedette de quelques livres, surtout remplis de photos , édités souvent par des revues d'ados de l’époque 60/70 (Tilt,  Super Bravo, Hit Magazine …), une première autobiographie est parue chez Solar en 1967 « Sheila par Sheila » en réalité écrite par Huguette Debaisieux, forcément, la chanteuse N°1 en France et surtout la plus populaire décrit sa vie comme un conte de fées. Il faut attendre 1982 pour qu’un jeune fan journaliste Christian Page qui créera d’ailleurs le mensuel « Numéros Un » , lui consacre un ouvrage chez Bréa intitulé sobrement « Sheila » tout comme le précédent se nommait « Dalida », mais dans ce livre, on sent le fan très admirateur et peu ou pas enclin à la moindre critique …

Dix ans plus tard alors qu’elle a renoncé à la chanson, Sheila fait un carton chez Jean-Claude Lattès avec « Chemins de lumière » retraçant un parcours mystique qu’on ne lui connaissait pas où très peu, là , sa carrière est très peu évoquée. La même année, le peu connu, à l’époque, Fabien Lecoeuvre, qui s’occupe aujourd'hui des empires Claude François  avec le photographe Gilbert Moreau (la plupart des clichés du magazine Podium appartenant à Claude François, c’était lui) décédé peu après et avec Patrick Abrial sortent un livre chez Taillandier où là aussi les photos sont plus nombreuses que le texte …

C’est en 1995 que sort ce livre étonnant « Et si c’était vrai ? » non pas celui de Marc Lévy (il sortira quelques années après) mais de Sheila, toujours en retrait de la chanson ; cette fois ci Ramsay publie l’ouvrage qui s’apparente plus à un règlement de comptes qu’à des mémoires romancées, deux années passent encore et le même éditeur fait confiance de nouveau à Sheila avec « La captive » un vrai roman cette fois.

En 2003, pour une série d’ouvrages rédigés sous forme d’entretiens, Sheila inaugure la série chez Plon avec le journaliste Didier Varrod, fan lui aussi, du moins, grand admirateur depuis longtemps : « Ne vous fiez pas aux apparences », le seul livre qui est le plus proche peut être de la véritable Sheila.

Dans les 10 dernières années, la vie artistique de Sheila est riche, un Concert Unplugged remarqué, des Olympias, la sortie de l'intégrale studio, le Cabaret Sauvage, les tournées "Age Tendre", Danse Avec les Stars et puis le tant attendu "Solide" son nouvel album. Jusqu'à la Victoire !

La tâche n'est pas facile, difficile d'évoquer la carrière de l'artiste sans forcément explorer sa vie privée qui fut étroitement liée, finalement, on parla beaucoup plus d'Annie que de Sheila pendant des années, ses chansons apparaissant presque comme un prétexte à mettre en avant le personnage public si attachant mais aussi complexe, j'espère avoir réussi à déchiffrer les clés d'un parcours étonnant, unique et fascinant de ce conte de fées moderne que fut la destinée d'une petite fille pleine de rêves et qui les réalisa, sans oublier que les songes peuvent parfois se transformer en cauchemar ...

Bonne lecture

Olivier  

 
Généalogie

Le grand père d'Annie était ferrailleur dans la région du Cantal et vient s'installer à Paris dans les années vingt. Jean-Louis Chancel est cultivateur à la ferme "Les trois canards", il est né à Bariatch le 24 juin 1859 et il se marie avec Marie Tissandier, née à Pleaux le 30 novembre 1867. Pleaux se trouve dans le centre du Cantal. Avant d'être cultivateur, Jean-Louis était sabotier comme les trois générations précédentes. L'arrière arrière grand-père de Sheila, Antoine Chancel a été, lui, sabotier toute sa vie.

Né à Pleaux le 9 septembre 1827, il est décédé à Paris le 10 septembre 1894. Il fut marié à Marie Julian née en Corrèze, c'est Antoine qui installe la profession de sabotier dans la famille. Plus avant, pendant la révolution, on retrouve un autre  Antoine Chancel né le 9 novembre 1765 marié à Pleaux le 10 juillet 1793 avec Florence Pagis. Florence, née à Pleaux le 10 août 1772, propriétaire-cultivatrice. Antoine meurt à Pleaux le 13 mars 1801. Antoine passa de sabotier à chaudronnier, à l'époque le chaudronnier était un métier ambulant, vendant ses chaudrons de ville en ville en colportant les nouvelles, il n'y avait pas de journaux ni autres moyens pour connaître les news !

Florence donne naissance à Charles Antoine Chancel qui deviendra cultivateur à Bouval et par la suite, sabotier. La famille Pagis qui est l'une des ascendances de Sheila, une de ses ancêtres directes est une famille de cultivateurs, propriétaire de terres sur le canton de Pleaux. Encore plus avant, on trouve un Guillaume Chancel qui, lui fut métayer  à Pleaux, marié à Madeleine Borne le 10 février 1764. Le père de Guillaume se prénomme ... Antoine, encore un  à cette époque, les Auvergnats prononçaient non pas Chancel mais Chanchail.

Cet autre Antoine est né en 1714 le 29 juin, En 1690 on trouve une trace d'un certain Guino Chanchail.

 
Age tendre
 

Annie Chancel vient au monde le 16 août 1945, à Créteil. Fille unique d’André et Micheline Chancel commerçants, le papa fut autrefois employé des abattoirs de la Villette puis se recycla dans la confiserie entraînant son épouse et accessoirement sa fille. C’est dans le pavillon de ses grands-parents que la petite Annie vit le jour sous le signe du Lion. Enfant espiègle et déjà artiste dans l’âme, elle adore raconter des histoires, chanter, danser et rêve d’être écuyère dans un cirque … Ses souvenirs d’enfance ont le parfum des nougats, des pralines, des berlingots de la petite entreprise familiale qui ne connut pas la crise ! Annie a passé ses jeudi et dimanche après midi dans le grenier de sa grand-mère, là elle pouvait laisser libre cours à ses envies, se déguiser avec les fanfreluches extirpées des coffres « à trésor » !

Les parents Chancel habitaient le 13eme arrondissement, à coté de la Place d’Italie dans un grand immeuble moderne. Les années d’école d’Annie furent heureuses, elle commença par la communale de la rue de Patay. Elle se fit ses premières amies qui avaient pour nom : Claude, Andrée et Edith qu’elle considéra vite comme les sœurs qu’elle n’aura jamais. Annie est plutôt bonne élève, son amour des animaux la fit ramener des tas de chiens, de chats abandonnés au domicile des Chancel, elle eut la permission de ne garder qu’un chat qui deviendra son fidèle compagnon : Mickey.

A huit ans, Annie commence l’apprentissage du piano et du solfège, ce qui lui servira beaucoup par la suite. Son grand rêve cependant est de devenir danseuse, déjà fascinée par les métiers artistiques de tous horizons. Pendant huit années, elle suivit les cours de Mme Dazy cinq fois par semaine après l’école. Annie et ses inséparables amies présentèrent pour leurs parents des petites pièces de théâtre inventées, en costumes dénichés dans le grenier de la grand mère …

Lydia, la meilleure amie d’Annie était à l’école maternelle dans la même classe, elles devinrent au fil des années, de véritables jumelles, s’habillant  pareilles, passant toutes leurs vacances ensemble. Annie ramena chez elle un corbeau qu’elle prénomma Coco qui s’apprivoisa très vite et qui devint inséparable de sa maîtresse … Il disparut un jour, victime d’un chasseur sans doute. Après la communale, Annie intègre le cours complémentaire commercial de la rue du Château des rentiers. Forte en math et en comptabilité, les parents d’Annie voyaient déjà la petite reprendre le flambeau de la confiserie. Annie se révèle alors comme un véritable boute en train et devient très populaire auprès de  ses camarades de classe. Un jour, elle se produisit avec son amie Lydia, debout sur une table de la cantine pour y chanter à tue tête, ovation parmi leurs amies, beaucoup moins applaudie par la directrice qui garda  toujours un œil sur les deux copines …


A quinze ans, Annie connaît une grande désillusion, en effet, elle a grandi trop vite, ses chevilles étant de plus en plus fragiles elle s'occasionne plusieurs entorses, Annie dut se résigner à abandonner sa première passion, la danse. C’est à ce moment qu’elle commença à aider souvent ses parents sur les marchés, se levant à quatre heures du matin, été comme hiver. Elle se fit beaucoup d’amis dans ce milieu qui la surnommèrent « La radio » car elle chantait tout le temps, les premières idoles du rock et du yéyé écrasent tout sur leur passage, Annie rêve devant les posters d’Elvis Presley ou encore Johnny Hallyday


Elle fait rapidement partie intégrante de sa bande d’amis, de la patinoire au cinéma en passant par la piscine, Annie, Lydia et les autres vivent une adolescence semblables à des milliers d’autres, découvrant la télévision, les premiers Teppaz, les premières expéditions en voiture en Bretagne où Annie était chargée de faire les pâtes … et de chanter puisque la joyeuse bande décide de former un groupe, avec leurs économies, ils réussirent à se dénicher du matériel potable … et à répéter sérieusement dans un cinéma désaffecté de la rue d’Arceuil. Une scène minuscule, peu de fauteuils, mais qu’importe, les « Guitares Brothers » commencèrent leur carrière éphémère jusqu’au jour où l’un des garçons de la bande, Tino, réussit à obtenir une audition au Golf Drouot, qui grâce à Henri Leproux déboucha par la fameuse audition de Claude Carrère, décisive pour l’avenir de la jeune Annie en particulier… L’été précédent, ils avaient joué au Casino d’Enghien, et Annie se présenta quelques mois plus tôt au concours de la maîtrise de la maison de la radio où elle fut recalée à son grand désespoir, comme quoi avec de la persévérance …

Annie peut devenir SHEILA

 

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