Le 21 octobre 2012 - Reportage par Mr Guignebear - América - The Treiz


Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Elle nous a fait vibrer à l'unisson et curieusement la presse ne s'est pas emparée de ce show pour en faire l'écho dans ses colonnes, c'est maintenant chose faite, nous devions informer le public par une critique objective et vous verrez au travers de ce compte rendu que le spectacle a fait l'unanimité, Sheila s'affirme et assume pleinement sa carrière, elle le montre à chaque instant de ses prestations, elle réalise une performance, maintenir le show pendant près de 3 heures, entourée de danseurs et de musiciens, le tout surligné par des éclairages et des jeux de lumières qui mettent bien en valeur les différents tableaux scéniques.

Cette nouvelle rencontre avec son public s'intensifie d'émotion, on sent Sheila heureuse d'être là avec nous.



Une intro sur les chapeaux de roue, avec le campissime Petite fille de Français moyen, presque kiltée et totalement assumée… Silhouette élégante, altière, elle transforme ce tango de 68 en hymne rock joyeux et habité. Comme si enfin elle la faisait sienne, cette chanson qui pourtant le fut toujours pour le grand public. Sinon j'ai aimé, voire adoré et c'est un terme que j'avais banni, compte tenu des choix artistiques de ces dernières années.

La nouvelle version de Dans une heure, moi qui avais toujours boudé ce titre. Et si Yves Martin détenait véritablement un don pour ranimer les vieux 45t décomposés ? Elle rassemble toute la salle dans un même élan avec ça.

La reprise de Claude François, dont elle avait presque le timbre de voix par moments, assez curieux… Un vestige du duo virtuel de chez Drucker ? Bref, un chanteur qu'elle aurait dû reprendre depuis longtemps sur scène, bien avant Johnny, c'est carrément sa came : la voix est solide, puissante, les aigus sont balancés avec justesse, ce qui n'a pas toujours été le cas avec Sheila sur scène !

Le medley des copines et je vous avouerai qu'au début j'ai cru qu'elle s'adressait à ses fans du premier rang ! : commencer par France Gall c'était assez inattendu, et pour avoir subrepticement mimé de façon assez suggestive le sirop qui coule dans sa gorge… et bien entendu la jouissive reprise de Vartan, tellement chargée émotionnellement pour ces deux patries qui se déchirent depuis 50 ans ! Celle de Françoise tombe un peu à plat après ces deux vraies belles surprises et m'a laissé de marbre.

Quand elle "chante" que "toutes les femmes tous les hommes sont faits de la même eau et du même sel", elle ne l'avait jamais chanté comme ça, comme si elle adhérait vraiment à ce qu'elle chantait, oh quelle histoire ! La version banjo de L'arche de Noé, à priori plutôt casse-gueule. Dimanche elle ne l'a pas toujours maîtrisée vocalement… mais ça reste " jouissivement" kitsch.

 





Le passage parisien, parce qu'il n'y avait vraiment aucune raison qu'elle aussi ne reprenne pas un jour Piaf, quand certaines (hein !)… Le trench est sympa, même si elle ne le porte plus aussi bien qu'en 85 ! J'ai été assez touché par le final de la chanson de Bourvil, avec un tête à tête presque saphique avec Magali à l'accordéon : émouvant.

Le playback de Mon eldorado, surtout la façon dont elle l'a annoncé samedi soir, le clin d'œil à son titre usurpé de reine du playback était entièrement contenu dans l'expression un rien défiante de son visage, Sheila mauvaise ?!

Dimanche elle s'est un peu plus embrouillée, en citant même sa "copine Madonna", on ne savait plus trop si elle faisait référence à son micro-oreillette ou son copieux recours au playback. Moi j'ai surtout pensé à Vartan, bien entendu ! Un spectateur à mes côtés a d'ailleurs lâché un admiratif "quelle bitch" à ce moment-là ! J'adore la chanson, la choré des mecs et le look d'ensemble, que j'ai trouvé assez Lady Gagaesque, surtout dans le lever d'une Sheila la mine faussement paniquée par ses danseurs…

Parlons-en des danseurs : parfaits ou presque, beaux, en phase, mention spéciale à Laurent et ce sourire… "Je chante encore" m'a beaucoup plu, un autre titre qui démontre une fois de plus que Sheila n'est jamais autant dans son élément que sur de la bonne variété rythmée, un peu camp, légère, mais autobiographique.

Les deux titres de l'album Little Darlin', bien exécutés mais sans âme, des chansons qui ont si peu compté dans sa carrière qu'on avait du mal à partager son enthousiasme. Pourquoi d'ailleurs ne pas avoir chanté le succès éponyme de cet album ? L'absence surprenante d'autres tubes, ceux jamais chantés sur scène comme Ne fais pas tanguer le bateau, You light my fire ou Kennedy Airport.


Enfin une belle version de Spacer sur scène, qui n'a rien à envier à celle d'un Nile Rodgers live... Leurs récentes retrouvailles y sont-elles pour quelque chose ?

En tout cas le son, notamment les guitares, sont beaucoup plus proches de l'original, on se croirait presque sur un maxi des Sister Sledge par moments ! Afro, Sheila qui déboule avec ses extensions en pétard, une énergie contagieuse et une dégaine de rockeuse senior mais diva à la Tina Turner finissent de rendre ce moment assez électrisant, alors que je frisais déjà une régression bienfaitrice jusqu'à l'an de Grâce 1980, que reconnus-je alors ? Les premières notes du Roi du Monde ! King Of The World ! Un de mes titres américains préférés de la chanteuse, presque un fantasme d'ado que de la voir un jour chanter ça sur scène ! Ce qu'elle fait lors d'un beau face-à-face chanté avec Gilles Morvan pour les couplets, plus butch et donc plus rock que jamais...

Même le tant décrié J'avais envie de vous revoir boosté à la sauce techno pour l'occasion devient presque agréable. Un bilan très largement positif donc, une Sheila qui sur scène est enfin Sheila, la Sheila star des années 70, pas celle qui se perd un peu en voulant prouver qu'elle peut reprendre du Judy Garland ou s'acoustiquer le hit-parade. Je l'ai trouvée véritablement heureuse d'être là, de chanter "ses" chansons, de les habiter sans complexe ou autodérision toujours un peu malhonnête. Je l'ai trouvée pleinement justifiée dans son statut d'icone gay sauce Ibiza, pour la façon dont elle se lâche sur scène, le rapport qu'elle a avec son corps quand elle danse en solo, et certains de ses gestes totally efféminés qu'une Zaza Napoli n'aurait pas reniés ! Content aussi d'avoir retrouvé plusieurs fois ce sourire lumineux, ce regard bleu entier, intacts dans leur générosité. (Mr Guignebear)



Le track Listing de l'Olympia

1ère partie (durée 1:30)

01 Petite fille de francais moyen
02 Un monde sans amour
03 Dans une heure hommage à Eric Charden
04 Mais quand le matin (Claude François)
05 Le meydley des copines (Les sucettes - La plus belle pour aller danser - Tous les garçons et les filles)
06 Bang Bang
07 Blancs Jaunes Rouges Noirs
08 Le couple
09 Tu es le soleil
10 Cœur Blessé

"La prochaine j'en rigole d'avance !"
11 L'arche de Noé

Entracte 20 minutes

2ème partie (durée 1:30)

01 J'ai très envie de vous revoir (Je suis libérée pour toujours des mauvais coups des mauvais jours)
02 Runner
03 I'm Still believin'
04 Je me passe (Désormais je veux aimer sans plus jamais se soucier de rien, je me suis réconciliée avec celle que j'ai été)
05 Pour sauver l'amour (On vivra toujours pour sauver l'amour)
06 Je chante encore (Lucky Me, qui pourrait se mettre entre nous)
07 Je suis comme toi

"Les chansons que me chantaient mes parents pendant mon enfance"

08 Medley Titi parisien (Piaf, Maurice Chevalier etc...)
09 On s'en fout (Nous ce qu'on voudrait c'est des baisers pour se sentir moins abandonné) (Qu'est ce qu'on pourrait gagner à tout casser, de l'amour en moins, il faut s'aimer)

"Yves m'a fait un bel album je l'aime"
10 Et je pardonnerai (Je partirai sans me retourner, sans me voiler la face, sans tricher, je reprendrai ma liberté et je pardonnerai)

Speech Play Back
11 Mon Eldorado (Je n'ai pas de limite pour trouver mon Eldorado, y a rien qui me résiste, j'ai la force et la fois dans mes idéaux)
12 Spacer
13 King of the world

Rappel : Vendredi : J'ai très envie de vous revoir - Samedi : 2 x J'ai très envie de vous revoir - Dimanche : J'ai très envie de vous revoir - Spacer

Toutes les chansons ont été agréablement réorchestrées avec plusieurs tableaux (escalier, piano, contrebasse accordéons, jeux de lumières) et des chorégraphies signées Jean Phi.

5 tenues : Pantalon Kilt et body noir et veste en queue de pie - Haut beige ceinture à frange et pantalon assorti et bottines beiges - Pantalon noir, body et veste cintrée pailletée haute - Pantalon noir de smocking avec longue tunique plissée (effet accordéon) - Tenue pailletée

3 coiffures : Cheveux tressés - Queue de cheval - Coupe style Mylène/Manga

Le programme avec photos par Christophe Boulmé.

Produit par Yves Martin, pour les Spectacles No-Vice Organisation.

Musiciens : Yannick Chouillet Guitare, Manu Chambo Clavier, Bruno Dandrimont Guitare, Marc Jacquemin Batterie, Gilles Morvan Guitare, Magali Ripoll Accordéon, Clavier & Percussions, et Frédéric Würsten dit Fred Würsten Basse.

Choeurs : Yannick Chouillet, Vanessa Macé, Gilles Morvan, et Magalie Ripoll 

Chorégraphie : Jean-Philippe Belmat - Danseurs : Jean-Philippe Belmat, David Daumas, Wilfried Dengoue, Abder Gaya, Frédéric Jean-Baptiste dit Fred Jean-Baptiste, et Tsivahiny-Marcel Rabemananjara.

Régie : Régis Quimbre - Lumières : Stéphane Vélard - Technicien Lumières : Benjamin Bracquemond Pupitreur - Poursuite : Charlie Hove et Zvezdan Miljkovic  - Backliner (Assistants des Musiciens) : Jean-Rémy Mozenc et Pascal Scossa-Baggi

Costumes Sheila & Musiciens : Bruno Guiot - Costumes Danseurs : Lydia Joulie - Maquillage : Vesna Estord - Coiffure : Tom Marcireau (Carita)  

Attaché de Presse : Stéphane Letellier (Aidem Communication) - Label de Production : Spectacles No-Vice Organisation - Sponsor : Goumard Paris

Merci à Stéphane du blog "On dit" qui nous a autorisé à utiliser son travail effectué sur les crédits de l'Olympia.

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Toujours disponible...

# Sorti le 10 décembre, le nouvel album de Sheila "Solide" :



CD + DVD : Commande du CD+DVD sur Amazon ici / Commande du CD+DVD sur Fnac.com ici

Compact Disc : commande du CD sur Amazon ici / commande du CD sur Fnac.com ici

Vinyle : Commande du 33 tours vinyle sur Amazon ici et sur Fnac.com ici

# Pour Sauver l'Amour disponible sur les plateformes de téléchargement sur Amazon ici / Virgin Mega ici / I tunes ici

Nous remerçions Daniel Millet pour les clichés inédits de l'Olympia, Frédo pour ses clichés qui agrémentent l'article, Mr Guignebear pur sa plume délicieuse, América pour la conception graphique, Stéphane du blog "Sheila - On dit... dans le monde des artistes" qui nous a autorisé à utiliser son travail effectué sur les crédits de l'Olympia, Toute l'équipe de "Nos Tendres et Douces Années" qui nous a accordé beaucoup de leur temps. Merci à Sheila de nous faire vivre encore aujourd'hui une merveilleuse et solide aventure artistique...

 


Sheila, le fil de notre histoire - Le site non officiel
Accueil - Biographie - Discographie - Télégraphie - Sheila de A à Z - Bibliothèque - Presse - Scène - Culture S
Les interviews - Mémento - América - Les vidéos - Sheila's house mix - Crédits et contact - Plan du site