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21 septembre 2013 - Jean Jacques Franceschi - Reportage et Interview par The Treiz




Jamais deux sans trois, aurions pu nous trouver comme slogan, pour continuer nos interviews, cette fois-ci, Fred qui connait Jean-Jacques Franceschi collaborateur au mensuel TribuMove, s'est encore une fois amusé à lui poser quelques questions ...

Une interview haute en couleur où Jean Jacques s'est livré sur ses " rencontres " avec Sheila, au téléphone, en voiture, des "Coups de coeur" comme nous aimons les partager sur "Le Fil De Notre Histoire". Jean-Jacques nous fait part de ses multiples rencontres avec notre idôle, nous vous laissons en leur compagnie...







1) Comment es-tu devenu un collaborateur de TribuMove ?


Tout à fait par hasard. Le magazine démarrait au même moment ou Sheila reprenait sa carrière en 1998. Patrick à la tête de TribuMove était un fan absolu. Il m'a appelé pour que je l'aide à monter l'interview. Il voulait faire la "Une" avec elle. Mais à cette époque nous n'avions pas encore un carnet d'adresse avec les professionnels du Showbiz. On y allait à tâtons.
C'est par l'intermédiaire de Lybert, alors son assistant pour l'Olympia de1998 que nous avons pu la rencontrer en février 1999 pour la première fois dans un gros plan promo qu'elle faisait dans un palace parisien, l'Hôtel Bristol. Vous pouvez imaginer dans quel état on était en arrivant devant elle. On avait bien tout préparé à l'avance. Mais on avait la voix un peu blanche. Et puis elle nous a mit à l'aise très vite et tout s'est déroulé comme sur un nuage. En même temps elle répondit à une mini interview par téléphone à un journaliste du Figaro. Et il y a même eu un appel de sa maman. Je dois préciser que pour cette première rencontre, j'ai utilisé le site Internet "Gloria" qui lui était dédié et en amont de l'interview, j'avais demandé aux fans de me préciser les sujets qu'ils voulaient me voir aborder avec elle. Merci encore à Thierry et Fred les deux webmasters.

 

Tribumove N°6 - Mars 1999 Tribumove N°14 - Décembre 1999 Tribumove N°34 - Décembre 2001


2) Tu l'as rencontrée plusieurs fois pour TribuMove ?

En effet je l'ai interviewée neuf fois, dont deux fois par téléphone car j'étais un peu loin et l'actualité de la chanteuse était "brûlante" …rires... Je l'ai rencontrée à toutes les étapes de sa deuxième carrière, pour la sortie de ses deux albums "Dense" et "Solide", pour ses Olympia, le Cabaret Sauvage, le court métrage de Canal Plus "La dinde", pour la sortie du livre "Ne vous fiez pas aux apparences" en 2003… J'ai passé de très bons moments avec elle.
Elle est très professionnelle, impeccable, toujours à l'heure. Elle est drôle et boire un verre avec elle est un vrai plaisir. Elle est très bavarde et quand elle est lancée elle ne s'arrête plus. La personne qui était chargée de sa communication (Stéphane L.) me faisait des signes désespérés pour qu'on arrête de causer. Mais elle avait toujours des trucs à dire ... En fait je pourrais écrire un livre sur mes rencontres avec elle. On a beaucoup parlé ensemble.





3) Un petit scoop ?...lol..

Pas du tout, mais on a tellement échangé que j'ai des tonnes de pages écrites avec elle. Le problème des interviews est qu'elles doivent être formatées pour le magazine. Deux pages, parfois trois. La première interview en 1999 (car on voulait tout retranscrire pour les lecteurs) a même été publiée sur deux numéros de TribuMove en Mars et en Avril. Après, le rédacteur en chef jauge la place à impartir, coupe, met des photos, coupe et recoupe encore. C'est la dure loi du genre et vous voyez les réponses de la chanteuse fondre comme neige au soleil. Et ce que moi je crois important pour le lecteur est passé à la trappe par le correcteur. C'est ainsi. Mais jamais je n'ai été trahi par TribuMove. Ils ont toujours conservé l'idée principale.



4) Certains intervieweurs sont durs avec elle et toi ?


En fait moi je n’aurai jamais pu l’agresser comme certains.  Je ne pouvais pas. Quand on aime quelqu'un, on peut effectivement être critique avec finesse et intelligence, et constater des erreurs de carrière ou des mauvais choix artistiques, mais moi je ne pouvais pas l’allumer gratuitement. Je n’en avais pas envie. J’avais la chance de l’avoir pour moi tout seul pendant 1h 30 en moyenne. Pourquoi gâcher ce plaisir. Et puis quand vous avez Sheila en face de vous aimable et gentille, vous me voyez lui dire des vacheries... Non, non.

Tenez. Lisez un extrait d’interview pour son livre sorti en juin 2003 ou je lui pose une question assez directe.



TribuMove :  Sheila, c’est terrible de penser que votre nom peut polluer une rencontre ?

Sheila : « C’est certain ! On s’approche de Sheila, on ne s’approche pas d’Anny. Pendant des années, les vraies rencontres que j’ai faites c’était toujours à l’étranger. Et pour ça, ma meilleure période c’est quand j’ai vécu à New York. Je passais partout en radio et personne ne savait qui j’étais.  Il n’y avait pas de recoupement donc des relations vraies avec des gens.  Et c’est vrai qu'à la relecture du livre je vois bien que j’étais coupée en deux. Je n’imaginais pas à quel point j’étais traumatisée avec ça ; je suis même coupée en trois. D’abord en deux plus ma réflexion qui est derrière et qui surplombe tout ça ; c’est donc pas étonnant que par instant je doute, ça explique mes adieux  en 1989, et quand on lit ces pages, on peut voir ce que j’ai à l’intérieur. Ca prouve qu’au moins j’ai dit la vérité. »

En juillet 2012, je l’ai interviewée par téléphone. Elle était surbookée car elle enregistrait l’album « Solide » et elle préparait l’Olympia pour Septembre. Moi je n’étais pas à Paris Je lui ai aussi posé une question sur sa propre liberté artistique.

TribuMove : Au final, avez-vous été une chanteuse libre dans vos choix artistiques ?

Sheila : « Toujours oui. Evidemment il y a eu toute l’équipe du départ... Mais disons que j’ai fait ce que j’avais envie de faire vraiment. »

Et là, à ma grande contrariété, je n’ai pas pu développer sa réponse. Elle était en voiture, on parlait sur  nos deux téléphones portables ; c’était un échange un peu "acrobatique" avec une liaison  plutôt chaotique. Une prochaine fois, je ferais l’interview qui tue... rires...



5) Tu as assisté à la couturière dans le Théâtre de Longjumeau en Septembre 2012. Peux-tu nous décrire l'ambiance et la différence avec l'Olympia ?

C'est encore grâce à Lybert que j'ai assisté à ce moment privilégié. C'était incroyable. C'était dans le Théâtre de Longjumeau avec une cinquantaine de personnes dans la salle et les caméras de TF1 qui tournaient un reportage pour le journal télévisé du lendemain. Yves Martin surveillait de la salle le déroulement du spectacle. La prestation était incroyable.
Le rideau s'est ouvert et elle nous a offert une couturière irréprochable, le spectacle complet de l'Olympia. Nous étions scotchés car on découvrait pour la première fois ses nouvelles chansons sans en connaître les titres. On emmagasinait au maximum ces souvenirs. « Et je pardonnerai » nous a bluffé. On était pris par une espèce de frénésie mais qui se bloque car comme on est peu nombreux on n'ose pas se lâcher. Après la dernière chanson, elle est venue en costume de scène avec sa coiffure incroyable de "Spacer" nous embrasser tous sans exception. Je me souviens que dans la salle il y avait aussi Julien Brugel de "Danse avec les stars". Elle nous a dit qu'elle était fatiguée car c'était sa deuxième répétition de la journée. Sa voix était fragilisée. Elle est restée à parler avec nous un bon quart d'heure mais il faut savoir se retirer le plus discrètement possible. Dans la voiture sur le chemin du retour, je me repassais dans ma tête les images en boucle en sachant que je ne pourrais rien dire pour ne pas gâcher la surprise et on avait promis à Lybert de ne rien dévoiler.



Merci à Jean-Jacques pour cet échange avec lui et pour cette interview passionnante à lire, nous lui souhaitons une bonne continuation et peut être d'autres rendez-vous avec Sheila sur TribuMove. Au plaisir de te revoir Jean-Jacques. Fred



Découvrir le site de TribuMove ici

 

 





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